Les chiens de Kuujjuaq
| Voici quelques
photographies de ces chiens de traineau du Nunavik, des chiens de Kuujjuaq.
Pour tenter de vous expliquer et décrire sommairement ce que sont ces
chiens nordiques, je vous laisse avec quelques passages littéraires sur le
sujet, de la journaliste
Isabelle Dubois de Kuujjaq :
Ivakkak : Le retour triomphant des chiens de
traîneau au Nunavik.. Consacrés meilleurs amis de l'homme, les chiens jouaient autrefois un rôle essentiel dans la survie des Inuits au cœur de l'environnement sans merci qu'est l'Arctique. Malheureusement, dans les années 1950 et 1960, ils se voient arracher leurs précieux compagnons de façon injustifiable. Leur mode de vie jusqu'alors nomade est par le fait même menacé d'extinction, allant jusqu'à mettre en doute leur survie même. Forts du savoir ancestral de leurs aïeuls, les Inuits sauront néanmoins résister à ce péril pour survivre jusqu'à ce jour. Le retour en force de leurs chiens, qui ont bien failli y laisser leur peau, en témoigne aujourd'hui, alors que la course de traîneaux à chiens Ivakkak vient célébrer cette tradition immémoriale.
Une tradition menacée d’extinction: En effet, alors que le gouvernement entreprenait de sédentariser les Inuits, les chiens étaient alors exterminés, parfois même de façon radicale, sous prétexte que ces molosses, pouvant être porteurs de maladies telles que la rage, représentaient une menace pour la population des villages dans lesquels l’État tentait d’attirer les Inuits.
Équipés d'une forte charpente et d'une fourrure dont ils n'ont rien à
envier aux visons, les chiens de traîneau des Inuits, plus communément
appelés « chiens eskimos » ou « huskies », peuvent résister aux sévices de
température bien en deçà du point de congélation tout en tirant leur lot
de vivres, et ce, pendant de longues heures passées à arpenter la toundra. De plus, les chiens permettaient aux Inuits de naviguer sur la glace mince pour aller chasser le phoque au printemps, alors que le poids d’une motoneige aurait rapidement fait céder cet itinéraire précaire. Pour les hommes qui participent à cette course, le trajet est en quelque sorte un voyage dans le temps, alors qu’ils s’avancent là où leurs parents ou grands-parents ont cheminé, il n’y a pas si longtemps encore. La compétition n’est en fait, pour la plupart, qu’une excuse, puisqu’ils sont tout simplement heureux de prendre part à une telle aventure, retrouvant la joie de voyager avec leurs semblables, accompagnés de leurs chiens, dans le silence absolu de la toundra.
Patience et dévotion sont de mise: |
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