L U E U R S   D' U N G A V A

Un voyage du 18 au 28 décembre 2009

Gilles Boutin, photographe et chasseur d`aurores boréales du Québec nordique


 En route   Kuujjuaq   Inukshuk   Candydrop   Chiensdetraineau   Aurore Boréale

Aurore  boréale   

Bon, pour les connaisseurs en aurores boréales, disons que le minimum solaire fait vraiment des ravages et même encore en 2009.  Kuujjuaq est un lieu de haute latitude magnétique, les aurores polaires se font distantes si elles ne sont pas alimentées par des trous coronaux et on ne pense même pas aux éruptions solaires. J`ai eu quelques nuits dégagées et étoilées mais pas de grandes lueurs nordiques ou très peu. Les statistiques confirmaient les présences de plafond nuageux et de peu d`éclaircie, il y eut des températures anormalement élevées au dessus de zéro et même de la pluie. Les rapports de météo spatiale étaient pauvres en arrivage et en présence de particules solaires, des trous coronaux se sont formés en début de semaine mais se sont épuisés dans le voyage. Je n`ai pas une haute opinion de la météo de prévision de 14 jours car les changements sont imprévisibles, il faut demeurer concentré sur le site de l`horloge du ciel qui donne des prévisions justes et réelles de 2 jours ou 1 jour et demi. À Kuujjuaq, j`aime bien aller observer dans le secteur nord du village, tout près de la montagne du radar et sur la route vers le Lac Stewart, toujours vers le nord. Il suffit de localiser la constellation de la grande ourse ( la casserole ) car elle est située en pleine direction nord polaire et les aurores boréales arrivent directement de ces endroits.

Naturellement, j`ai beaucoup surveillé les sites de météo spatiale et autres données importantes mais ne me parlez pas de prévision météo de plus de 2 jours car rarement ou jamais, ces prévisions sont justes, même si nous sommes bientôt en 2010  !!!!!!.




 

 

PHOTO  ( Les aurores boréales de Kuujjuaq décembre 2009 )

 

Du mois d’août au mois de mars, alors que le Nord est plongé dans l’obscurité pendant de longues heures, le Nunavik est souvent la scène de fabuleux spectacles des aurores boréales. Appelées arsaniit en inuktitut, les aurores boréales décrivent dans l’immensité du ciel nocturne de grands arcs ondulés verts, parfois pourpres et violacés. Leurs rayons verticaux tourbillonnent, comme si un vent doux faisait voler un drap géant accroché au firmament. Dans les moments les plus intenses, les aurores boréales semblent même tomber vers le sol.
D’un point de vue scientifique, ce phénomène naturel serait causé par des électrons énergétiques qui se heurtent à l’atmosphère terrestre à très grande vitesse. Transportés par le vent solaire, un grand nombre d’électrons et de protons provenant d’éruptions solaires sont dirigés par les champs magnétiques de la Terre vers la face obscure de la planète avant d’être attirés dans l’ionosphère, où ils s’entrechoquent avec des atomes d’oxygène et d’azote et passent à un état excité. Pendant que les atomes redeviennent stables, ils émettent un rayonnement, qui nous apparaît vert, pourpre et violet, sur plusieurs centaines de kilomètres dans le ciel nocturne.
Certains récits et mythes inuits accordent un rôle mystique aux aurores boréales. Pour dissuader les enfants de jouer dehors trop tard, les aînés leur disent souvent que les arsaniit peuvent disparaître complètement du firmament en emportant avec elles les enfants qui traînent. On dit aussi que les aurores boréales sont les esprits du ciel qui jouent dans les ténèbres de l’hiver et que si l’on siffle très fort, on peut les faire danser encore plus furieusement. Vous n’en croyez rien? Venez donc